Comme le sigle le dit très bien, l'Arche est une association qui œuvre pour le rayonnement culturel
d’Haïti et pour son environnement.
La vérité : elle n’œuvre pas seulement pour l’environnement d’Haïti, mais pour la
conservation de notre planète d’une manière générale, consciente que les dégâts sur les
écosystèmes ne se confinent jamais à un espace, à un territoire et que leurs désastreuses
conséquences sur l’humanité sont souvent irréversibles.
Historique et objectifs généraux
À sa création en 1984, ARCHE signifiait : Association Religieuse et Culturelle des Haïtiens
à l’Extérieur et visait à resserrer les liens d’amitié et de solidarité à travers la pratique
religieuse de ses membres. Pendant longtemps, ses actions ne dépassaient pas le cadre de la
communauté haïtienne.
La modification de la définition du sigle, enregistrée à la Sous-préfecture de Palaiseau tient compte d’une manière plus juste de la configuration des membres. C’est une évolution dans la vie de l’association.
Dans le préambule, il est spécifié que "l'Arche est avant tout une association
humanitaire". À ce titre, elle fait tomber la barrière des nationalités et des races. Aujourd’hui,
l’association est un espace pluriracial et pluriconfessionnel. Tous ses membres ou presque
tous ont la nationalité française mais n’ont pas d’autres objectifs que le progrès de l’humain et
la conservation de la planète.
De par sa composition, ARCHE s’inscrit fort logiquement dans
un cadre international et se bat pour que la dignité humaine ne soit plus étrangère au droit
comme c’est le cas dans certains pays », pourrait-on lire dans ce même préambule.
Aussi, en appelle-t-elle à la solidarité internationale et à la participation individuelle :
Quiconque est sensible au patrimoine culturel et environnemental du monde, peut présider à
ses destinées. Quiconque. Sans distinction de race, de sexe, de couleur, de nationalité ou de
confession. Si pendant longtemps, elle ne dépassait sa communauté d’origine, cela ne signifie
pas qu’elle n’avait rien fait de pratique et d’utile sous son appellation d’Association
Religieuse et Culturelle des Haïtiens à l’Extérieur. Loin de là.
Certains de ses membres arrivaient si bien à convaincre, qu’ils mettaient en place dès 1987 - un an après la chute des Duvalier - des campagnes de
reboisementavec les paysans de Léogane, ville de l’ouest d’Haïti située à 25 kilomètres de la
capitale Port-au-Prince. |